Répartition hebdomadaire de l’activité physique et risque de mortalité

 

Introduction


L’organisation mondiale de la santé (OMS) définit l’activité physique (AP) comme « tout mouvement produit par les muscles squelettiques, responsable d’une augmentation de la dépense énergétique ». Il y a différentes intensités d’activité physique. Par exemple, faire la vaisselle est une activité physique moins intense que 10 minutes de corde à sauter.

L’OMS a établi des directives en matière d’activité physique afin d’obtenir des bénéfices sur la santé. Pour les adultes, il est recommandé de réaliser au moins 150 minutes d’activité physique à intensité modérée (marcher d’un bon pas, jardiner, monter les escaliers, …) ou 75 minutes d’activité physique intensive (courir, nager, cyclisme, …) par semaine.

 

Quelle répartition en jours sur la semaine ?


Au premier abord, on tendrait à conseiller de répartir les séances sur plusieurs jours dans la semaine. Mais cette tendance est-elle vérifiée ?

Une étude (1), regroupée de 11 cohortes au Royaume-Uni, a évalué le lien entre la durée et la répartition hebdomadaire de l’activité physique et le risque de mortalité.

Les 63’591 personnes âgées de 40 ans ou plus ont été réparties en 4 groupes :

  1. « Inactif »
  2. « Insuffisamment actif » (selon le seuil de l’OMS)
  3. « Guerrier du week-end » (AP suffisante répartie sur 1-2 séances/semaine)
  4. Régulièrement actif (3 séances ou plus/semaine)

Le résultat a démontré qu’en comparaison au premier groupe inactif, la diminution du risque de mortalité toutes causes confondues était d’environ 30% dans tous les groupes pratiquants une activité physique.

 

Conclusion


Les auteurs de l’étude concluent qu’une pratique insuffisante d’activité physique selon les critères de l’OMS ou d’une condensation du temps pratiqué en 1 à 2 séances par semaine semble suffisante pour réduire le risque de mortalité toutes causes confondues, de maladie cardiovasculaire et de cancer.

Cependant, une autre étude moins récente (2) signalait que le niveau de condition physique mesurée (exprimé en MET, 1 MET = repos assis) était fortement lié à la morbidité/mortalité, si bien qu’un MET supplémentaire correspondait à une baisse du risque relatif de 13% pour la mortalité et de 15% pour les événements cardiovasculaires.

Ces études prouvent que sortir de la sédentarité est bénéfique et que bouger plus ne signifie pas passer tous les jours à la salle de sport. En revanche, une approche individualisée et rigoureuse reste le moyen le plus efficace à long terme pour la prévention de pathologies et dans l’accompagnement de leur traitement.

Malgré la conclusion de la première étude, je pense que dans certains cas, il est préférable de répartir l’activité physique en plusieurs séances par semaine afin d’éviter un travail trop conséquent sur le système ostéo-articulaire et musculo-tendineux (novices, asthénie, personnes âgées, etc.).

 

Je me tiens à votre disposition  si vous souhaitez commencer à pratiquer une activité physique régulière et encadrée par un professionnel diplômé.

 

Références :

(1) O’Donovan G, Lee IM, Hamer M, Stamatakis E. Association of “Weekend Warrior” and Other Leisure Time Physical Activity Patterns With Risks for All-Cause, Cardiovascular Disease, and Cancer Mortality. JAMA Intern Med. 2017;177(3):335‐342. doi:10.1001/jamainternmed.2016.8014

(2) Kodama S, Saito K, Tanaka S, et al. Cardiorespiratory fitness as a quantitative predictor of all-cause mortality and cardiovascular events in healthy men and women: a meta-analysis. JAMA. 2009;301(19):2024‐2035. doi:10.1001/jama.2009.681

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